Open data, quel avenir ?

Construction de l’Open Data à venir

L’Open Data du futur se partagera entre des données publiques produites par les institutions publiques – cadrées juridiquement pour retirer les données a caractères personnelles, données de défense entre autres – et les données partagées par les entreprises et les données coproduites ou améliorées par les utilisateurs eux-mêmes (exemple avec le projet open street map).

Une construction multiacteurs

La construction de l’open data passe d’un système propulsé par le législateur, avec une donnée est construite, détenue et partagée depuis l’acteur public à une construction collective regroupant en plus du contributeur historique un nombre croissant d’entreprises, associations, utilisateurs produisant des bases de données de plus en plus riches, diverses et variées, comprenant également des données personnelles.

Le phénomène de crowdsourcing est l’un des cœurs à venir de l’open data avec des exemples déjà bien concrets, reprenant le plus souvent des projets open source qui sans cette aide de volontaire ne pourrait pas êtes économiquement viable alors qu’ils sont importants pour le développement marchand et non marchand de la société. Les exemples ne manquent pas, de la complétion des cartes OpenStreetMap sur lequel nous reviendrons au recensement des arbres remarquables pour la ville de Rennes pour mettre en valeur le patrimoine local ou encore faire appel aux citoyens dans le cadre de la recherche (ex : piégeage de frelons asiatiques pour les envoyer au CRNS de Tours et aider des chercheurs sur cette problématique écologique/économique). Les domaines de crowdsourcing ne manquent pas de thématiques.

Différents niveaux d’investissement dans l’open data

En plus du producteur de la donnée, il existe de nombreux autres contributeurs possibles pour enrichir les bases de données et les rendent les plus exactes possible. Les données peuvent être commentées, annotées afin d’affiner leurs appréciations ou corriger des erreurs, l’on peut ajouter un jeu de données qui était jusque là inaccessible, maintenir une donnée à jour (un changement de nom de rue, de sens de circulation…).

Importance du crowdsourcing

Faire appel aux utilisateurs pour enrichir une base de données et répondre aux besoins de tous existe déjà dans les secteurs privés avec l’action des utilisateurs Google Maps pour signaler des erreurs de cartes, sur waze pour signaler des anomalies de circulation. Le fait d’étendre le champ de la participation des citoyens aux données libres est indispensable pour permettre d’avoir des données «propres» qui deviennent des données de confiance pour l’utilisation à des tiers. Dans le Finistère la ville de Plouarzel a fait participer ses habitants lors de «carton-parties» pour créer leur carte sur le modèle OSM et en faire bénéficier l’office du tourisme. Celui-ci a réussi à capter des données qu’il lui aurait été impossible de constituer et permet de faire profiter les touristes de ces informations sans que la donnée soit bloquée, privée et réutilisable pour tous types d’usages.

 

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